Un prêt à terme non garanti permet à une entreprise de financer un objectif sans donner un actif précis en garantie. C'est une structure attrayante, mais le mot « non garanti » ne veut pas dire « sans analyse de risque ». Au contraire, lorsque le prêteur ne s'appuie pas sur un actif déterminé, la qualité globale de l'emprunteur devient encore plus importante.
Le prêteur cherchera généralement à comprendre la stabilité de l'entreprise, sa capacité à générer des flux de trésorerie, son niveau d'endettement et sa capacité à absorber les paiements supplémentaires. L'historique d'exploitation et la qualité financière du dossier peuvent également jouer un rôle important. Les critères précis varient selon le prêteur et le programme.
Pour la bonne entreprise, l'avantage est la simplicité stratégique. Les actifs demeurent libres pour d'autres besoins, et le financement peut être utilisé pour un objectif commercial qui ne se rattache pas naturellement à une pièce d'équipement, un immeuble ou un inventaire particulier. Cette flexibilité a toutefois une contrepartie.
Un prêt non garanti doit être dimensionné en fonction de la capacité réelle de remboursement. L'absence de sûreté spécifique ne change pas le fait que la dette doit être servie à même les flux de trésorerie de l'entreprise. Avant de rechercher ce type de financement, il faut donc partir de la capacité de paiement plutôt que du montant désiré.
Quel niveau de dette l'entreprise peut-elle supporter sans compromettre ses opérations? Quelle utilisation des fonds produira suffisamment de valeur pour justifier l'obligation? C'est cette discipline qui permet de déterminer si un prêt non garanti est réellement le bon outil.
